Dans une conjoncture médiocre Loxam prépare l’avenir

L’année 2013 aura été médiocre pour Loxam. Son chiffre d’affaires a baissé de 2,8 % à 805 millions d’euros (contre 829 millions en 2012) (*). Le groupe a souffert des intempéries qui ont frappé le territoire français au début de l’année. Ses activités internationales, en baisse au premier trimestre, mais en hausse par la suite, n’ont pas compensé cette mauvaise conjoncture, d’autant qu’elles ne représentent que 15% des activités du loueur. Le troisième et le quatrième trimestre ont été globalement positifs pour Loxam, le rattrapage étant plus fort à l’étranger qu’en France. Le loueur est demeuré en dessous du marché français de la location, donné pour étale en 2013 par le DLR (Fédération nationale des distributeurs loueurs et réparateurs de matériels de bâtiment, travaux publics et manutention). « Nous sommes confrontés à une baisse des prix » dit Gérard Déprez, le président de Loxam. Une baisse qui a conduit le loueur à refuser certains marchés. Ainsi il a perdu son référencement chez Vinci.

Premier loueur européen
« Notre pays n’a pas connu d’effondrement du secteur de la construction comme ailleurs, poursuit Gérard Déprez. En contrepartie la relance sera plus tardive et moins vigoureuse que dans d’autres pays ». Aussi le responsable ne voit pas d’amélioration de la situation en France en 2014. Le loueur demeure septième mondial, et premier européen. Si les deux premiers, United Rentals et Ashtead, principalement actifs en Amérique du Nord, ont affiché l’année dernière de fortes hausses de chiffre d’affaires, 25% et 29%, les concurrents européens de Loxam, Cramo et Ramirent, ont connu une chute d’activité plus sévère que celle du français, respectivement -5% et -9%.

Réseaux fusionnés
Dans cette conjoncture atone Loxam poursuit une politique de rationalisation de son offre. Les réseaux généralistes de Loueurs de France, Laho et Locarest ont été fusionnés dans celui de Loxam Rental à l’automne dernier. Le groupe conserve, entre fermetures et créations, un nombre constant d’agences, soit 611 à la fin de 2013, contre 600 en 2012, mais il faut tenir compte de l’acquisition du loueur danois Dansklift, avec 11 agences pour un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros. Loxam est ainsi devenu le premier loueur du pays. Cet achat donne également au loueur des bases en Norvège.

Croissance organique
Même si d’autres acquisitions ne sont pas à exclure, Loxam compte d’abord sur une croissance organique, notamment fondée sur le développement de « pôles spécialistes », dotés de personnels aguerris au conseil des clients, via une politique de formation active. La création de Loxam Laho-Tec, particulièrement destinée au second œuvre du bâtiment, et désormais doté de 8 agences, procède de cet esprit. Autres secteurs visés, les espaces verts, ou encore la clientèle des centre-ville, artisans, auto-entrepreneurs, particuliers, avec les agences Loxam City, limitées pour l’instant à la région parisienne, explique Patrick Deschamps, directeur commercial. Il y a aussi à faire dans les spécialités établies. Ainsi les agences de Loxam Access (levage des personnes) sont jugées en moyenne trop petites relativement à la concurrence.

Investissements accrus
Les installations et le parc sont appelés à être rajeunis, explique Gérard Déprez. Le budget d’investissement, 202 millions d’euros en 2012, dont 190 millions pour les matériels – un niveau moyen pour Loxam, explique Stéphane Hénon, directeur général – progressera de 40% en 2014. Les investissements en matériels portent à la fois sur un nécessaire renouvellement du parc et sur des produits pour l’élargissement des gammes. « Nous avons pu mesurer l’intérêt de ces derniers, commente le directeur général puisque ceux qui ont été acquis en 2013 ont été immédiatement loués ».
(*) Les informations publiées dans cet article sont issues de la conférence de presse tenue par Loxam le 26 mars 2014.

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