Didier Ridoret, Président de la FFB (Fédération Française du Bâtiment)

Didier Ridoret, Président de la FFB

Il y a encore beaucoup de progrès à faire
en matière de manutention des charges sur le chantier

[image src=”http://demo-ibs.com/wp-content/uploads/2012/03/Didier-Ridoret.jpg” title=”Didier Ridoret, Président de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) – crédit Ph. Bauduin” lightbox=”yes” align=”right” float=”right” heigh=”100%” width=”100%”]

  • Quelle est la conjoncture des entreprises du bâtiment ?

L’année s’est plutôt bien passée, avec une progression en volume de 2%, des mises en chantier de logements neufs qui ont progressé de manière sensible. On a atteint 421 000 logements. De même le non-résidentiel neuf a été bien orienté. La fête est un peu gâchée parce que le niveau des prix consentis par les entreprises n’arrive pas à remonter. J’y vois deux explications. L’environnement est très anxiogène. Les chefs d’entreprise sont conduits à baisser leur prix pour accroître leur carnet de commande. Deuxième raison : l’urbanisation. Les métropoles régionales qui grossissent ont un rôle d’aspirateur sur leur environnement périurbain. Les entreprises vont y chercher les travaux dans le neuf, dans un environnement devenu hyper-concurrentiel.

  • Et 2012 ?

Le volume semble satisfaisant jusque juin-juillet de cette année, mais on craint que les choses se retournent ensuite puisque les bons mécaniques qui avaient été mis en place ont été arrêtés pour des raisons budgétaires. Et des dispositifs négatifs ont été mis en œuvre. A la fin de 2012 on pense qu’on aura perdu 2% d’activité en volume. Avec une baisse des effectifs qu’on estime à 35 000 emplois.

  • Quelles sont les perspectives en matière de développement durable ?

Les perspectives sont favorables et elles viennent alimenter l’activité des entreprises. Il y a une substitution de prestations nouvelles, orientés vers le développement durable, à des prestations anciennes, mais progressivement. Mais il faut dire que cette évolution entre dans la logique de l’évolution des produits et dans la logique de la construction. On a cru que c’était une course de sprint. En fait il faudra du temps. Nous y préparons nos entreprises.

  • Quelle est l’importance de la mécanisation pour les entreprises ?

Ici encore c’est une course de fond. On a besoin de cette mécanisation pour l’attrait de nos métiers, pour diminuer la pénibilité, les contraintes qui sont imposées à nos compagnons. La productivité n’en sera que meilleure, la qualité également. On salue les industriels qui innovent, mais le chantier est un milieu très complexe. Il y a encore beaucoup de progrès à faire. Notamment en matière de manutention des charges. Les composants du bâtiment, comme les portes palières, sont devenus extrêmement lourds. A un moment où à un autre il faut les porter. Il faut conduire les compagnons à utiliser les matériels adaptés, à se préserver. Et cela coûte cher. L’équipement complet d’un menuisier peut coûter 20 000 euros…

  • Est-il important pour les entreprises du bâtiment de se rendre à Intermat 2012 ?

C’est un beau salon et, même si l’on n’a pas de besoin spécifique à ce moment là, aller s’informer, et aller voir les progrès qui sont réalisés, me paraît être une excellente démarche. Nous incitons nos membres à s’y rendre par l’intermédiaire de nos fédérations régionales et départementales.

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