Patrick Bernasconi, Président de la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics)

Patrick Bernasconi Président de la FNTP

Il faut qu’un maximum d’entrepreneurs se rendent à Intermat 2012.

[image src=”http://demo-ibs.com/wp-content/uploads/2012/03/Patrick-Bernasconi.jpg” title=”Patrick Bernasconi, Président de la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics)” width=”100%” height=”100%” lightbox=”yes” align=”right” float=”right”]

  • Comment s’est achevée l’année 2011 pour les entreprises de travaux publics ?

On était sur une baisse d’activité qui a pour origine la crise de 2008. Avec des conséquences moindres que dans d’autres industries. Un premier plan de relance avec le remboursement anticipé de la TVA aux collectivités locales qui continuaient à investir. Il nous a aidés, et a servi d’amortisseur de la crise. Mais nous avons observé une guerre sur les prix qui a rejailli sur les marges des entreprises, une baisse qui a perduré jusqu’à aujourd’hui. Les prix ont baissé davantage que la demande car les entreprises ont voulu préserver l’emploi dans la perspective d’un redémarrage. 2011 s’est terminée sur un léger recul, avec des prémisses de retour de l’activité.

  • Et 2012 ?

L’année s’annonçait sur de bons auspices : le deuxième volet du plan de relance qui se manifeste par de grands chantiers, l’international qui se porte plutôt bien, six mois de carnets de commande. Même s’il y a des disparités dans les activités courantes, soit 50% de notre activité, une hétérogénéité sur le plan géographique et sur celui des spécialités, beaucoup de PME ont des trésoreries tendues. Mais notre vrai sujet d’inquiétude, c’est le financement des collectivités locales par la banque en cours de création suite aux problèmes de Dexia. Dans l’état actuel des choses, on n’a pas de solutions pour 12 milliards d’euros, soit 45% de leur besoins. Or les activités des entreprises de travaux publics dépendent pour près de moitié de la demande de ces collectivités locales.

  • Quel est le rôle des matériels dans le développement des entreprises ?

Les investissements font partie de la politique des entreprises de travaux publics, et tout particulièrement dans les machines, une particularité de notre métier. On ne peut repousser indéfiniment les décisions en la matière sans que cela ait des conséquences graves en termes de production et d’image de l’entreprise. Je crois davantage à des entreprises qui vont se développer sur des valeurs ajoutées, des compétences, qu’à des entreprises qui seraient dans le « low cost ». On trouvera toujours quelqu’un qui sera dans le « low cost ».
De plus on ne peut envisager d’agir demain sur le développement durable, et être plus compétitifs, sans mettre le parc matériel au niveau qu’il faut. Le matériel a donc un rôle essentiel à jouer, comme les hommes concernés, avec la formation que cela implique.

  • Intermat est il un salon important dans cette perspective ?

Intermat est un lieu exceptionnel. On a la chance d’avoir un salon très bien positionné, une vitrine magnifique de l’industrie, un lieu de rencontre aussi. Il faut qu’un maximum d’entrepreneurs aillent à Intermat. Nous sommes un partenaire d’Intermat 2012 et nous faisons un maximum d’efforts pour inciter les entreprises de travaux publics à s’y rendre.

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