La croissance pour la construction en 2016, en Europe, et en France

L’année 2016 poursuivra la tendance de 2015, pense la Fiec (Fédération de l’Industrie européenne de la Construction). Après avoir atteint son point le plus bas en 2013, la construction demeure en croissance, mais à un rythme plus modéré que l’année dernière, à +2,1% contre +2,4%. Il est vrai qu’en atteignant une production de 1 241 milliards d’euros, la performance de l’industrie européenne de la construction en 2015 a été supérieure aux prévisions de sa Fédération, a observé Jean-Louis Marchand, vice-président de la Fiec chargé de l’économie, au moment de la publication de ces résultats, et désormais président de cet organisme. « C’est positif, mais il faudra du temps pour retrouver le niveau d’avant la crise » a-t-il commenté. Disparités
Comme les années passées, la progression globale de la construction cache des disparités importantes entre les pays, de +10% pour la Suède à -15,1% pour la Grèce.
Il en est de même si l’on considère les secteurs. Avec une activité à +6,2%, le génie civil a largement contribué aux bons chiffres de la construction l’année dernière, suivi par le logement neuf (+3,5%), tandis que le non-résidentiel fléchissait de 0,5%, en grande partie à cause de la faiblesse des investissements publics (-2,4%), que n’a pas compensé la commande privée (+0,3%).

TP en France, la reprise après 45 mois de baisse
La FNTP (Fédération nationale des travaux publics) enregistre, cette année, une hausse de l’activité des travaux publics en France, ainsi matérialisée en mai : +3,6% par rapport à mai 2015, et +4,8% par rapport à avril 2016. Pour les prises de commandes le progrès est encore plus net : +19,9% par rapport à mai 2015 et +7,9% par rapport à avril 2016. Mais, souligne le syndicat, cette reprise, +2,3% sur un an, se manifeste après 45 mois de baisse continue, et donc à un niveau général encore très bas.

Bâtiment en France : + 13% sur 4 mois
Le secteur du bâtiment en France a confirmé sa reprise depuis la fin de 2015, se félicite la FFB (Fédération Française du Bâtiment). Cette reprise concerne principalement la construction de logements neufs, et notamment les logements privés (+13% en glissement annuel sur quatre mois à fin avril 2016), tandis que la commande de logements locatifs sociaux s’est stabilisée à un haut niveau. Avec pour effet des prévisions de construction de logements sociaux à 380 000 unités pour la totalité de cette année (+10%). Le non résidentiel n’est pas en reste, avec +15% pour les surfaces autorisées, hors locaux agricoles et hôtellerie. Un bémol cependant, constate la FFB, les travaux d’amélioration-entretien demeurent à l’écart de cette embellie. De plus, fait observer le président de la FFB, Jacques Chanut, après des années de crise, l’appareil productif demeure fragile.

Les matériels en profitent
C’est à la fois à une relative embellie de l’économie française, de l’investissement, et au rétablissement des perspectives de travaux pour ses clients, que le Cisma attribue « un net rebond de l’activité au premier semestre » de 2016.
Le Syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention constate la hausse des ventes de matériels de chantier sur le marché français depuis le début de l’année, avec de très bonnes performances, sur 4 mois, pour les pelles sur pneus (+100%), les minipelles (+88%), les chargeuses sur pneus (+66%), les pelles sur chenilles (+57%). En revanche, faute de grands chantiers, les ventes de matériels lourds progressent faiblement, et les matériels routiers demeurent à la peine.
Outre le fait que le marché des matériels de chantier affiche toujours des mouvements nettement accélérés par rapport à ceux des travaux – à la hausse comme à la baisse – le secteur des matériels de chantier profite en France des dispositifs de suramortissement que lui offrent la « loi Macron ».
Le Cisma, dont les membres sont très exportateurs, se félicite des bonnes perspectives que lui offre le marché français. Ses ventes à l’étranger ont en effet fléchi de 11,6% en unités à fin avril. La chute des ventes aux Etats-Unis – de 40% -, le deuxième pays client du Cisma, est pour beaucoup dans ce mauvais chiffre

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