Le bâtiment en France : + 3,4% en 2017 et 410 000 logements

Une vraie reprise pour l’année prochaine. Avec une croissance de 1,9% en volume, la production du secteur du bâtiment a repris en 2016, après un recul pendant 8 années, se félicite Jacques Chanut, le président de la FFB. Les chiffres de la Fédération Française du Bâtiment annoncent une reprise « avérée », avec une production à +3,4% en 2017.

D’abord le logement

L’année prochaine le logement neuf devrait progresser de 8,6%, après un +7,4% en 2016, et une chute à -3,0% en 2015. 410 000 logements seront commencés en 2017, les mises en chantier ayant atteint 379 500 unités en 2016. Cette reprise est stimulée par une accélération des permis de construire, à +14,2% en 2016.

Alors que cette année le logement individuel se sera montré plus dynamique que le collectif, c’est ce dernier qui l’emportera en 2017. Le besoin de logements en France demeure toutefois estimé à un chiffre supérieur au niveau prévu pour 2017 : 500 000 unités.

Le non-résidentiel neuf devrait progresser de 4,0%, après une diminution de 1,7% en 2016, hors locaux agricoles dans les deux cas. Ce sont la construction des bâtiments industriels et des locaux commerciaux qui tireront cette spécialité (en croissance de 10% tous les deux). La construction des bureaux et des locaux administratifs se stabiliseront. Les permis de construire confirment ce palmarès avec +25,3% pour les locaux commerciaux, suivis par un +13,7% pour les bâtiments industriels, + 10,1% pour les bâtiments administratifs, et +5,5% pour les bureaux.

Alerte

L’activité d’amélioration-entretien demeure à la peine, avec un modeste +0,5% en 2016. Elle ne devrait pas dépasser un +0,9% en 2017, malgré les fortes incitations publiques que souligne Jacques Chanut. Le président de la FFB exprime cependant des inquiétudes en cette période pré-électorale. La réduction des dépenses publiques annoncées par certains candidats, pourraient mettre en danger les dispositifs qui ont favorisé la reprise du secteur du logement : PTZ, dispositif Pinel, TVA à taux réduit. La suppression potentielle de ces mesures menacerait plus de 100 000 emplois, estime la FFB. La remontée des taux d’intérêt est également présentée comme un frein pour la construction des logements.

Croissance jusqu’en 2021

Toutes choses égales, ce sont 10 000 emplois, dont 4 000 en intérim, qui pourraient être gagnés par le secteur en 2017, alors que les effectifs avaient diminué de 35 600 personnes entre 2014 et 2015, et étaient restés stables en 2016.

Les prévisions de la FFB pour 2017 sont en phase avec le scénario « Prospective 2025 » établi par le syndicat, à l’exception du logement neuf. Celui-ci progresserait l’année prochaine à un rythme bien supérieur à la croissance annuelle moyenne retenue pour la période 2015-2021. Cette période enregistrerait une croissance dans toutes les spécialités du secteur de bâtiment. Ce nouveau trend positif serait suivi par un retournement de conjoncture, entre 2021 et 2025.

 

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